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RISQUES

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LE RISQUE NEUROLOGIQUE

Il s'agit d'une complication rare, mais qui dans l'esprit du patient est extrêmement présente. Il est important lors de la consultation d'évaluer le déficit neurologique préexistant à l'intervention, d'évaluer les risques que le geste chirurgical peut engendrer et expliquer que parfois un déficit peut s'installer et disparaitre spontanément, conséquence de l'apparition et de la régression d'un oedème de la racine nerveuse ou d'une lésion d’ischémie par hypo-vascularisation (manque d'apport sanguin).

Le déficit peut être moteur et/ou sensitif dans un territoire du bras dans le cas de hernies cervicales, de la jambe et de la cuisse dans le cas de pathologies lombaires. On distingue deux types de lésions : les plus fréquentes sont régressives en quelques semaines aidées par des séances de kinésithérapie, les plus rares sont responsables de séquelles gênant la fonction d'un groupe musculaire, le plus souvent compensée par l'action d'autres muscles.

Les grands syndromes neurologiques, véritables catastrophes, sont le plus souvent dus à des atteintes de la moelle épinière et correspondent à des cas très particuliers de pathologies qui sortent du cadre de ce site (tumeurs, malformations vasculaires, scolioses, hernies discales dorsales etc...).

En bas de la colonne lombaire, seuls des nerfs périphériques sont sujets à des compressions et sont responsables de sciatalgies ; la moelle épinière s'interrompt beaucoup plus haut et reste inaccessible au chirurgien ; de ce fait, le risque de paraplégie et de « chaise roulante » est quasi nulle. Lors d’une cure de hernie discale ou d’un canal lombaire étroit, l'opérateur manipule prudemment la ou les racines nerveuses, il s'agit de structures solides, véritables câbles électriques bien moins sensibles et susceptibles que la moelle épinière. La chirurgie du canal carpien au poignet permet la libération du nerf médian, sa structure est identique aux nerfs de la colonne vertébrale, la menace chirurgicale est, somme toute, identique mais pourtant elle est bien mieux admise par la population. Quoi qu'il en soit, les structures nerveuses comprimées, pour lesquelles on intervient, sont souvent plus ou moins endommagées par une hernie ou par un « bec de perroquet », le plus souvent ces lésions régresseront mais il reste capital de se confier à un chirurgien d'expérience spécialisé dans ce domaine pour que les gestes nécessaires soit les plus atraumatiques et les plus sûrs possibles.